205-JEAN FAUTRIER " MATIÈRE ET LUMIÈRE"


Jean Fautrier Matière et lumière
Du 26 janvier au 20 mai 2018 AU MUSEE D'ART MODERNE DE PARIS

LES PROCÉDÉS DE REPRÉSENTATION : les outils, les moyens et techniques, les médiums et matériaux utilisés et leurs incidences à l'oeuvre dans les réalisations de Jean Fautrier 


 Dieter Schwarz commissaire invité de l’ exposition Fautrier : « Comme il a passé son adolescence à Londres, je pense qu’il a beaucoup vu Turner, et que les effets de lumière de Turner du début du XIXème siècle l’ont vraiment imprégné. Ils lui ont donné l’inspiration de chercher la lumière ailleurs que dans cette évidence impressionniste qu’on connaissait en France. » Jean Fautrier Matière et lumière Jusqu’au 20 mai 2018



Jean FAUTRIER, L'encrier (de Jean Paulhan), 1948
Huile sur papier marouflé sur toile
34 x 41 cm

L’exposition est la reprise de la rétrospective Jean Fautrier qui a eu lieu cet été au Kunstmuseum de Winterthur (Suisse) complétée des oeuvres du Musée d’Art moderne, de plusieurs musées français et de collections privées.

Avec l’exposition « Matière et lumière », le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris consacre une vaste rétrospective à l’œuvre de Jean Fautrier, Tableaux, dessins, gravures et sculptures témoignent de son rôle dans la naissance de l’art informel puis dans le renouvellement de l’art après le cubisme.
L’exposition « Matière et lumière » retrace la carrière de Jean Fautrier à travers environ deux cents œuvres : près de cent soixante tableaux, dessins et gravures, et un large ensemble de sculptures. Elle reprend la rétrospective de l’œuvre de Jean Fautrier qui fut présentée l’été dernier au Kunstmuseum de Winterthur, en Suisse, tout en la complétant des œuvres du peintre appartenant au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris et à plusieurs autres musées français et collections privées. Elle s’inscrit pleinement dans l’histoire des collections et de la programmation du musée puisque celui-ci possède aujourd’hui plus de soixante œuvres du peintre, le plus important fonds Jean Fautrier dans les collections muséales, et lui consacra dès 1964 sa première rétrospective, suivie en 1989 d’une seconde qui renouvela le regard porté sur l’ensemble de l’œuvre de l’artiste, une œuvre riche et singulière.
Matière et lumière sont les sujets des tableaux de Jean Fautrier

On redécouvre le cheminement solitaire mais crucial de Jean Fautrier, de ses premières peintures figuratives en 1920 à des images dans lesquelles la matière devient le sujet même. Si, parmi les premières œuvres, natures mortes, paysages et nus, certaines comme le tableau intitulé La promenade du dimanche au Tyrol, de 1921-1922, relèvent d’un sobre réalisme, d’autres comme les tableaux Le grand sanglier noir, de 1926, et Nu figuratif, de 1927, utilisent lumière et teintes sombres pour tracer des formes presque abstraites.

Le titre de l’exposition, « Matière et lumière », prend tout son sens à la vue des œuvres que Jean Fautrier a réalisées pendant la guerre, où la matière joue un rôle de plus en plus important dans la représentation des objets, des paysages et des corps. Ainsi les effets de matière deviennent l’enjeu même des œuvres dans les séries Otages, Objets, Nus et Partisans, pour lesquelles Jean Fautrier, pionnier de la technique des hautes pâtes, utilise une peinture à la colle qui lui permet de créer diverses textures et empâtements où se mêlent pigments et encres transparentes ou opaques.


En 1960, il est célébré à la Biennale de Venise avec le Grand prix de peinture qu’il partage avec Hans Hartung. Fautrier meurt durant l’été 1964, peu après sa première rétrospective au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.